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Sociétés fondées sur la compétition, pour rivaliser de beauté et de prestige, les tribus papoues des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée orientale attachent à la parure une importance capitale. Peintures faciales, coiffures somptueuses, bijoux en nacre composent le costume rituel des grandes cérémonies. Jadis, on perçait les cloisons nasales lors de rites d’initiation. Les peintures corporelles ne suffisent pas pour incarner le personnage du guerrier. Les guerriers cachent leur visage sous un masque de terreur pétri dans de l’argile. Les membres de la tribu des Lufa le noircissent au charbon de bois, l’auréolent de plumes de poule. Deux dents de porc sont fichées dans les narines. Certaines tribus chimbu portent un casque en terre glaise hérissé de défenses en bambou, comme leurs doigtiers. Les peintures faciales masquent les traits naturels du visage. On distingue les hommes par des motifs clairs sur fond noir. Au fond de teint rouge qui évoque la fertilité, on reconnait un visage féminin. Croissant de nacre autour du cou, grand coquillage sur la poitrine, plumes de cacatoès dans les cheveux, fourrure de marsupial fixée avec des os, la jeune fille est prête à danser avec le guerrier dont elle apprécie la beauté. En signe de deuil, une femme, qui a perdu son mari, enduit son corps d’argile grise, couleur symbolisant la mort. C’est le rituel de l’anti-parure. La durée du deuil est déterminée par le temps de putréfaction du corps du défunt. Source