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lobjet-insolite-jour-L-1Alors, il ne s’agit pas de pinces à sucre. Il ne s’agit pas non plus d’objets servant à éteindre les bougies. Il s’agit en fait de saute-ruisseau, ou page, ou skirt lifter en anglais. Une chainette de même métal ou un cordonnet de soie permettait d’accrocher le saute ruisseau à la ceinture de la jupe, ou de la robe et de libérer ainsi les mains. On en trouve plein de modèles différents, certains étant plus travaillés que les autres:

lobjet-insolite-jour-L-2.jpeg.pagespeed.ce.u6KWtigZU-DF7BdK8yHy Ils pouvaient être en argent, or, bronze, ou métal argenté, de forme simple ou travaillée avec des représentations diverses (fleurs, tête de femme, oiseau,éventail, voluptes, pour le haut et de deux tiges terminées par des petits ronds rembourrés avec une « mousse », de taille variable.  L’ensemble est basé sur un système de pinces, s’ouvrant et se fermant par coulissage la plupart du temps le long des tiges.

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Lors d’un passage délicat, la Dame prenait la chainette dans ses mains et soulevait ainsi le bas de ses jupes sans avoir à se baisser, ce qui était considéré comme indécent pour l’époque. La hauteur semble varier mais il était principalement positionné au milieu de la hauteur de la jupe.