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Il existe de nombreuses photographies de prostituées japonaises datant de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, réunies dans des albums vendus aux touristes. La raison n’est pas artistique, mais bien commerciale. En effet, si les photographes ont pénétré les quartiers chauds de Tokyo et de Yokohama, c’était afin de faciliter les transactions entre les prostituées et les clients. Ces derniers pouvaient ainsi choisir sur papier celle qu’ils voulaient.

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Dans les bordels de troisième catégorie, la catégorie bas de gamme en quelque sorte, les prostituées étaient exhibées sur papier à l’entrée pendant la journée, histoire de ramener un peu plus de clientèle (le soir, elles étaient dans des sortes de vitrines, comme à Amsterdam).

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Dans les bordels un peu plus chics, la démarche était un peu différente. Avant l’arrivée de la photographie, il fallait passer par un intermédiaire en maison de thé, qui choisissait pour le client la prostituée qu’il estimait lui aller le mieux. Ceci entraient parfois quelque déception, comme on peut l’imaginer. Et les bordels de « bonne catégorie » se mirent eux aussi à afficher les photos de leurs prostituées.

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Sur la plupart des photographies, on peut voir que les femmes sont peu à l’aise. Je ne m’étendrai pas sur la réalité sordide vécue par les prostituées japonaises à l’époque : sous contrat de 20 ans (entre 7 et 27 ans en moyenne), celles qui survivaient avaient un avenir peu radieux, après une vie en prison…

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