Étiquettes

, , ,

Bienvenue à Niaqornat, Nord-ouest du Groenland. 59 habitants. Le bout du monde.

1400x788xNiaqornat.jpg.pagespeed.ic.tkItJOpuHuUn village où il y a plus de chiens que d’êtres humains. Un village isolé au sens le plus rêche du terme. Et si la population passe sous la barre des 50 habitants, le gouvernement arrêtera d’approvisionner le village, qui se fait actuellement de façon plus ou moins régulière entre mai et décembre. Et le village devra être déplacé.

L’usine de poissons a fermé il y a quelques années, mettant fin à la source de revenus principale des habitants. Les pêcheurs durent alors naviguer une centaine de km pour vendre leur production. Mais, au bout de quelques années, les villageois ont mis ensemble le peu d’économies qu’ils avaient, et ont rouvert l’usine.

C’est l’histoire d’un village qui se bat pour sa survie.  1400x788xNiaqornat1.jpg.pagespeed.ic.pXEmuvVYuxLe village est entouré d’icebergs, certains aussi hauts que des immeubles d’habitation. Paroifs, des ours polaires viennent roder plus ou moins près de l’unique magasin. Deux façons de sortir du village: en bateau ou par hélico.

L’été, c’est la saison de la lumière perpétuelle. L’hiver est une longue nuit. Inutile de préciser que la dépression saisonnière y est chronique; et si auparavant les habitants se réunissaient au cours de veillées, c’est désormais la télévision qui tient lieu de socialisation.  1400x788xNiaqornat2.jpg.pagespeed.ic.3gF-EBQofQ 1400x788xNiaqornat4.jpg.pagespeed.ic.MMoMxoCwxyLe type vêtu d’orange que l’on voit ci-dessus, c’est Ilannguaq. Il est le seul à parler danois et anglais, et est l’éboueur de la communauté. C’est aussi le seul homme qui provient de l’extérieur. En effet, c’est par la magie d’une petite annonce matrimoniale sur Internet qu’il est arrivé ici, pour trouver la femme de sa vie. Il fait un métier dont personne ne veut: comme il n’y a aucun système d’égout, tout doit être ramassé manuellement. Tout. Avec des seaux.  1400x788xNiaqornat5.jpg.pagespeed.ic.qf6_yjDM1rLars est le seul adolescent. Il dit de sa mère qu’elle est son héroïne, parce qu’elle est la seule localement à savoir conduire une voiture (il n’y a pas de route à Nagornat). Il est sur Facebook, ce qui lui permet d’être en contact avec le monde entier. Et là, d’un coup, tu réalises que Facebook, c’est aussi utile.  1400x788xNiaqornat6.jpg.pagespeed.ic.bjj2JgjR1gLars et Ilannguaq sont le centre d’attention d’un documentaire de Sarah Gavron, Village at the End of the World. Sarah, son mari et ses deux enfants en bas-âge ont passé de longs moments dans la communauté Inuit, sur une période d’un an et demi. Le film dresse un portrait intime de cette communauté et de son combat pour survivre. Voici la bande-annonce:

Source, via