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Ces tribus éthiopiennes et soudanaises (Bodi, Surma, Nuer, Karamojong) marquent leurs peaux de motifs délicats et compliqués, d’une façon des plus douloureuses qui soient: avec des épines. Plus que des cicatrices, ils sont le symbole de la culture locale, du passage à l’âge adulte, une marque de l’appartenance tribale.

A Surma woman shows off her intricate markings

Along with scar patterns, nearly all Surma women wear lip plates

En plus des motifs de scarification, les femmes Surma portent souvent des piercings et des plateaux labiaux.

Markings: A Mursi man shows off the scar patterns on his chest. Mursi people regard scars as a sign of beauty and strength

Torse d’un homme Mursi. Ces cicatrices sont des signes de beauté et de force.

A Menit girl shows off her markings
A Menit girl with facial markings

Les Menit et les Surma (ci-dessus) portent des scarifications sur le visage. Ces tribus sont régulièrement en conflit.

Beauty: A woman from the Menit tribe who live close to the Surma in the Omo Valley. Both are currently under threat of being displaced by encroaching plantations

Femme Menit (Vallée de l’Omo).

Les photographe Eric Lafforgue a capturé ces portraits, et a pu observé les cérémonies rituelles. Il a ainsi assisté à une cérémonie de scarification de la tribu Surma, à base d’épines et de rasoir. La jeune fille d’une douzaine d’années, scarifiée par sa mère, n’a montré sa douleur à aucun moment.

Les enfants qui vont à l’école ou sont christianisés ne passent pas au travers de ce rituels. Celles qui le font y voient un signe de résistance future aux douleurs de l’accouchement.

Shoulder patterns belonging to a Dassanech woman
A Surma girl shows off scar markings on her head and forehead

Quelques tribus, comme les Dassanech (Vallée de l’Omo) privilégient les épaules. D’autres, comme les Surma, marquent le visage et le front.

Ceremony: A Surma scarification ritual using thorns and a razor is carried out on a 12-year-old girl who volunteered to be scarred

Cérémonial sur la jeune fille de 12 ans.

Painful: Although the process isn't without pain, Lafforgue says the girl kept a straight face throughout in order not to shame her family

End result: After the initial cut, scars have organic sap or ash rubbed into them in order to make them heal as raised bumps

Après les coupures, on met de la cendre sur les plaies pour obtenir une guérison en relief.

A Surma mother shows her scar patterns while feeding her baby
Both men and women Surma have scar patterns

Hommes et femmes partagent les scarifications.

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