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On ignore trop souvent que les femmes se sont retrouvées sur les champs de bataille dès le 18ème siècle, allant même jusqu’à se battre au côtés des hommes lors de la Révolution française. Sous Napoléon III, la cantinière était devenue une icône romantique, portant un uniforme réglementé par le Ministère de la Guerre. Les vivandières servaient souvent d’infirmière pour les blessés et d’écrivain public pour les illettrés.

vivandiere

Les cantinières et vivandières françaises ont toujours été un sujet de fascination pour les Britanniques, qui n’y voyaient que trop souvent, et de façon très insultante pour ces femmes, des prostituées, ce qu’elles n’ont jamais été (ce sont d’ailleurs obligatoirement des femmes mariées, généralement avec un soldat). Des femmes sur un champ de bataille, qui plus est portant des pantalons, étaient juste inimaginables pour les Anglais (mais pas pour les Américains qui auront aussi des vivandières, lors de la Guerre civile). Cela dit, de nombreux témoins de la guerre de Crimée font état de la sidération amoureuse de beaucoup de soldats anglais pour ces “French ladies”, “perfect specimens of womanhood”, ces “rayons de soleil au milieu de la poussière et du chaos de Sébastopol” dont la vue fait fondre tous les préjugés.

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