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Ce que vous voyez ci-dessous est un livre médiéval, datant d’environ 1270. Je vous l’accorde, il a une forme un peu étrange, puisqu’on dirait une mitre d’évêque. En fait, tout est lié à l’invention de l’imprimerie.

MITREEn effet, après l’invention de l’imprimerie, les vieux manuscrits furent considérés comme vieux-jeu, et on les a recyclés. C’est ainsi qu’on en retrouve des morceaux dans des reliures de livres, ou ailleurs. Cette mitre par exemple (c’est du vélin, donc ça se tient bien), qui fut par la suite recouverte de tissu pour lui donner l’apparence qu’il faut. L’évêque qui avait ceci au-dessus de sa tête ne soupçonnait sans doute pas qu’il arborait une traduction norvégienne d’un vieux poème courtois français (un lai), dans lequel deux amant se courent après dans de sombres corridors, font des choses au milieu des champs, et où des chevaliers se massacrent pour un rien. Ô Ironie!

Manuscrit: Copenhague, Den Arnamagnæanske Samling, MS AM 666 b 4to (c. 1270, Strengleikar). Cliquez ici pour en savoir plus. via.