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Certaines populations indigènes amazoniennes du Brésil et de Guyane française comme les Satere-Mawe se servent de fourmis des genres Paraponera dans leur rite de passage ou rite initiatique pour les garçons, parfois les filles, au moment de la puberté. Ils confectionnent différents types de nattes de feuillage ou de joncs ressemblant dans certain cas à un gant, et y insèrent les fourmis en question. Ça ressemble à ça:

1414352404-0Le principe, c’est de pécho les fourmis, les droguer, les coller dans le gant, et attendre qu’elles se réveillent. Et elles ne sont pas fines au réveil. D’ailleurs, en langage vernaculaire, on appelle ces fourmis:

  • Conga « les combattantes ».
  • Ticondera « qui font mal avec leurs abdomens ».
  • Bullet Ant dans la littérature anglo-saxonne, « désigne la douleur semblable à une balle de revolver ».
  • Fourmi 24 heures ou hormigas veinticuatro, « durée potentielle de la douleur ressentie ».

La victime, pardon, le jeune homme, doit montrer sa capacité à résister à la douleur de la façon la plus stoïque possible en insérant sa main dans le gant. Pendant dix minutes. Vingt fois (pas de suite, je vous rassure). Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que cela peut représenter. Chaque morsure de fourmi équivaut à 30 piqûres d’abeille. Et si l’on passe ce rituel, alors, on devient un homme aux yeux de la tribu.

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