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C,est toujours sympathique de voir le fonctionnement d’anciennes inventions. Selon la légende, c’est en voyant fonctionner un pressoir à vin à Strasbourg, que Gutenberg eut l’idée d’inventer un nouveau procédé d’impression qui permit de produire 180 Bibles en l’espace de trois ans, alors qu’un moine recopiait une Bible dans le même temps. Et quand on voit comment fonctionne la dite presse typographique, on se dit qu’il fallait tout de même pas mal d’huile de coude pour imprimer les pages…

Comme on peut lire dans Wikipedia, « on ne sait pas avec précision à quoi ressemblait la première presse utilisée par Gutenberg. Sans doute s’inspirait-elle largement à la fois du pressoir des vignerons et des diverses presses utilisées par d’autres professions : un montant horizontal transversal, portant sur deux montants verticaux, une vis centrale en bois actionnée par un levier et une platine exerçant la pression. On peut supposer que des caractéristiques spécifiques ont été rapidement apportées, comme un chariot coulissant portant la forme, ce qui évitait d’avoir à relever trop haut la platine pour encrer et marger (placer la feuille de papier). D’abord en bois, il fut fabriqué en pierre calcaire, d’où son nom de marbre qui est resté. On ajouta l’encrier, où l’ouvrier déposait l’encre qu’il appliquait sur le forme imprimante au moyen de deux balles en cuir rembourrées de crin et munies de poignées en bois. Selon la tradition, les balles étaient en peau de chien, donnant un cuir très fin et dépourvu de pores. L’encre est aussi un élément majeur de l’invention de la typographie : il a fallu trouver une encre pouvant adhérer au métal et se reporter sur le papier sans couler ni baver.

Les premières représentations de presses typographiques montrent donc des machines robustes en bois, solidement étançonnées aux poutres du plafond de l’atelier pour éviter la torsion due à l’effort appliqué sur le levier. La vis sera le premier élément en métal. Le marbre s’équipe d’un volet mobile, le tympan, sur lequel on fixe la feuille de papier, qui se rabat par des charnières sur la forme, et qu’on garnit d’un blanchet, de tissu, de cuir ou de papier qui s’interpose entre la platine et la feuille à imprimer pour répartir et atténuer la dureté du foulage (déformation en creux du papier). Plus tard, vers 1572, on ajoute un second volet, la frisquette, cadre qui sert à maintenir la feuille sur le tympan et qui, garni d’un fort papier ou d’un parchemin découpé dans les parties qui recevront l’impression, protège les marges des maculages d’encre toujours possibles. »

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