Le festival du fer en fusion

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C’est un véritable feu d’artifice qui illumine l’obscurité: les fragments lumineux explosent, rebondissent, descendent en cascades brûlantes le long du mur, manquant de peu l’homme qui les a lancés.

Da-Shuhua-14L’homme n’a pas peur: il est forgeron. C’est lui qui trempe sa louche dans la cuve de fer en fusion et qui en lance le contenu dans les airs, donnant à la nuit ces explosion de lumière.

La foule retient son souffle, admire la beauté irréelle du festival de la lumière Da Shuha. Le nouvel an chinois est célébré partout par des feux d’artifices plus spectaculaires les uns que les autres. Mais dans la ville de Nuanquan, la tradition est un peu différente; le quinzième jour des célébrations du nouvel an, les forgerons locaux lancent vigoureusement du métal en fusion contre un mur de briques gelées, créant ainsi une spectaculaire avalanche d’étincelles.

Da-Shuhua-4La tradition remonte à environ trois siècles, quand de nombreux forgerons résidaient dans la ville. Chaque année, au cours du festival des lanternes, les gens aisés faisaient partir des feux d’artifice pour repousser les démons. Pendant ce temps-là, les forgerons pouilleux, faute d’avoir les moyens de s’acheter des feux d’artifice, décidèrent de lancer du métal en fusion.

Da-Shuhua-5On est d’accord, ça a beaucoup plus de panache, non? Le nom Da Shuha est d’ailleurs assez évocateur, puisqu’il signifie « arbre en fleurs ». Cela vient des motifs quasi-floraux que fait le métal lorsqu’il frappe le mur.

Da-Shuhua-2Au fil des ans, la pratique est devenue de plus en plus populaire. Les familles donnaient leurs restants de métal aux forgerons pour qu’ils puissent être fondus et lancés. De nos jours, seuls quatre forgerons participent encore à Da Shuha. Et s’ils ne sont pas nombreux, ils n’en demeurent pas moins très talentueux.

Da-Shuhua-7Protégés d’une peau de mouton, de lunettes et d’un chapeau de paille, ils arrosent le mur de métal en fusion, et créent un orage de feu. Oh, ils ont bien pensé à s’équiper de protections modernes, mais l’idée à été rejetée: cela n’aurait pas respecté les traditions. Da-Shuhua-8On ne dirait pas comme ça, mais aucun participant n’a à ce jour été tué ou sérieusement blessé. Encore moins gravement brûlé.
Da-Shuhua-19Via

Le tourbillon noir et le théâtre

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Sur le sol d’un ancien cinéma italien à San Gimignano, un mystérieux vortex d’eau noire tourne en permanence. Il s’agit d’une installation artistique, Descension, d’Anish Kapoor.

decension-12 vortexCet ancien cinéma abrite désormais la Galleria Continua. Le projet artistique s’articule autour du vide, et de la difficulté qu’ont les êtres humains à appréhender l’absence de contenu.

decension-1https://youtu.be/3TLBVOVkOxk

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La surface gelée du Lac Baïkal

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frozen-lake-ice-crack_90254_990x742Photographie d’Alexey Trofimov. Les glaces qui se forment au-dessus de ce lac, le plus profond du monde, sont intéressantes à plusieurs points de vue. Entre octobre et mai, le lac est couvert de glace, dont l’épaisseur, vers la fin de l’hiver, peut atteindre 1 m, voire 1,5 à 2 m à certains endroits, permettant la circulation des hommes et des véhicules. Sur la photo ci-dessus, on voit une longue fissure au lever du jour. via

L’immensité de l’institut bouddhiste de Larung Gar

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L’institut bouddhiste de Serthar (également appelé institut bouddhiste de Larung Gar ou Larong Gar, près de la ville de Serthar (en chinois, Seda) se situe dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê. Fondé en 1980, il abrite la plus grande école bouddhique au monde. Sur les collines autour des bâtiments principaux se dressent des dizaines de milliers de dortoirs, abritant en permanence près de 40.000 moines et nonnes. Au terme de six années d’études, ils auront complété leur formation. Les études supérieures peuvent prendre jusqu’à treize ans. Le site The Atlantic a compilé plusieurs photos de l’endroit, dont voici une petite sélection.
main_12005c8320e116cc63095a6a27ad06a6a213 0000d1e2_big 4657114-3x2-940x627Cliquez ici pour voir le reste.

Le film d’animation du jour: Celles et Ceux des Cimes et Cieux

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Ce petit bijou d’animation a été réalisé par Gwenn Germain, tout seul, durant cinq mois. Il s’agit d’une bande-annonce réalisée à l’occasion de son diplôme de 5ème année à Créapole. Et boy! On aimerait vraiment que cela devienne un jour un film entier. L’histoire est la suivante: un jeune garçon, qui vit dans un village perché sur un arbre gigantesque, tombe dans les profondeurs de la forêt où il rencontre deux étranges autochtones qui vont l’aider à rentrer chez lui.

Ce film est très directement inspiré par Hayao Miyazaki, Syd Mead, et Moebius. C’est de toute beauté.

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Le mur de larmes des Galápagos

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On connait les Iles Galápagos surtout pour la diversité de la faune, la flore, et les travaux de Darwin. On passe plus souvent sous silence son histoire récente. Saviez-vous qu’en 1832, elles furent annexées par le colonel Ignacio Henandez, et annexées à l’Équateur? C’est peu après que des colonies pénitentiaires furent établies sur le territoire, notamment sur l’Ile Isabela. Condamnés aux travaux forcés, des prisonniers durent travailler dans les champs. Les premiers « colons » avaient été condamnés en raison d’un coup d’état (manqué) en Équateur. Les conditions de détentions étaient telles que plusieurs révoltes se produisirent. Et en 1952, tout fut abandonné.

wall-of-tears-isabela-3[6]Le mur des larmes. Photo

Plusieurs tentatives de peuplement sur les Galapagos ont eu lieu, mais aucune n’a réussi. Manuel J. Cobos amena des prisonniers et des travailleurs à contrat pour ses champs de canne à sucre et ses plantations de café. Ils le lui rendirent en l’assassinant en 1904. José Valdizán, qui avait obtenu un contrat de douze ans de la part du gouvernement pour extraire de l’orcéine, mourut au cours d’une révolte en 1878.

Vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement équatorien établit une énième colonie pénitentiaire, tout aussi sympathique que les précédentes, sur l’Ile Isabela. En 1946, 300 prisonniers y furent transférés, et on leur imposa de construire un mur de pierre en guise de punition. Un mur ne servant strictement à rien. Les prisonniers devaient marcher sur de longues distances pour aller chercher les pierres et les ramener à l’endroit où se trouvait le mur. Beaucoup y laissèrent leur peau. En 1958, ils se révoltèrent, les gardes furent tués, les prisonniers aussi, en plus grand nombre. Le gouvernement ferma la colonie l’année suivante.

wall-of-tears-isabela-4[6]Photo

Les reliques de ce mur, certaines longues d’une centaine de mètres, sont encore visibles sur l’Ile, près de Puerto Villamil notamment. On l’appelle le mur des larmes, et c’est un testament à ciel ouvert, le souvenir de la cruauté d’un tel traitement.

wall-of-tears-isabela-2[2]Photo credit

wall-of-tears-isabela-5[2]Photo credit

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Les villes dans les nuages

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Voici une sélection de photographies de l’Agence Reuters, montrant les cimes urbaines dépassant de mers de nuages… Visions poétiques urbaines, qui leur donne l’air de voler…

2015-05-19T143726Z_934184016_GF10000100194_RTRMADP_3_CHINA-ENVIRONMENTLes gratte-ciel Shanghai World Financial Center (droite) et la Jin Mao Tower lors de fortes pluies, dans le quartier des affaires de Pudong, Shangaï, le 15 mai 2015.

2015-05-19T143716Z_1301678596_GF10000100193_RTRMADP_3_USA-ENVIRONMENTSan Francisco au-dessus du brouillard, le 18 avril 2009.

2015-05-19T143757Z_1105599717_GF10000100184_RTRMADP_3_EMIRATES-ENVIRONMENTNuages au-dessus de la marina de Dubaï, au lever du jour, le 31 décembre 2008.

2015-05-19T143737Z_737199845_GF10000100190_RTRMADP_3_CHINA-ENVIRONMENTBrouillard à Qingdao, province du Shandong en Chine, le 27 mars 2015.

2015-05-19T143710Z_2105342231_GF10000100196_RTRMADP_3_EMIRATES-ENVIRONMENTBrouillard au-dessus de la marina de Dubaï, le 21 novembre 2007.

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