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Je suis de plus en plus persuadée que les publicitaires québécois travaillent tous dans un seul et unique bureau, et ont le même dealer avant d’avoir une « idée« . Il y a eu l’affaire « Ce soir l’aubergine est dans tes yeux« . Il y a maintenant les Autos PB.

Alors, comment te dire, ami lecteur. Tu vois, c’est un peu comme si on avait pris les pires clichés de la vente de bagnole pour en faire un clip kitchissime d’une minute.

Y a tout: la fille semi-lascive habillée court (modèle local « pitoune de char« , voir lexique franco-québécois), la musique ringarde au possible, la belle grosse décapotable pour testostéronés de service. Au départ, mon cerveau tordu pensait qu’il s’agissait d’un clip contre la drogue ou l’alcool au volant. J’attendais les images d’accident un peu trash, la fille en morceaux, avec la morale « conduire, c’est sérieux, lâche la drogue ». Force me fut de constater que non, c’était sérieux. Sérieux genre premier degré.

La publicité québécoise, ce puits sans fond de l’incompréhension interculturelle.